Fiche X – Quelques documents repères de l’Église universelle et du diocèse de Poitiers

Fiche X – Quelques documents repères de l’Église universelle et du diocèse de Poitiers

X.1. De l’Église universelle
X.2. Du diocèse de Poitiers

X.1. De l’Église universelle

Concile Vatican II : décret sur la liturgie, 1963 : Sacrosanctum Concilium n° 35.4
En vue de faire apparaitre clairement que les rites et les paroles sont intimement liés entre eux dans la liturgie : On favorisera la célébration sacrée de la Parole de Dieu à l’occasion des veilles des fêtes solennelles, de certaines féries de l’Avent et du Carême, ainsi que les dimanches et jours de fête, surtout dans les localités privées de prêtres ; dans ce cas, un diacre, ou quelqu’un d’autre délégué par l’évêque, dirigera la célébration.

Benoît XVI, Verbum Domini, 2010, n° 65. a
Les Pères synodaux ont exhorté tous les Pasteurs à diffuser dans les communautés qui leur sont confiées les moments de célébration de la Parole [227]. Il s’agit d’une occasion privilégiée de rencontre avec le Seigneur. C’est pourquoi une telle pratique ne peut qu’apporter une grande aide aux fidèles et il faut y voir un élément de valeur de la pastorale liturgique. Ces célébrations ont une importance particulière pour la préparation de l’Eucharistie dominicale, afin de donner aux croyants la possibilité de pénétrer davantage dans la richesse du Lectionnaire pour méditer et prier la Sainte Écriture, surtout dans les temps forts de la liturgie, l’Avent et Noël, le Carême et Pâques. La célébration de la Parole de Dieu est fortement recommandée dans les communautés qui, par manque de prêtres, ne peuvent célébrer le sacrifice eucharistique les jours d’obligation. En tenant compte des indications déjà exprimées dans l’Exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis sur les assemblées dominicales en absence de prêtre[228], je recommande que les autorités compétentes élaborent des rituels, en valorisant l’expérience des Églises particulières. C’est ainsi que seront favorisées, dans ces situations, des célébrations de la Parole qui puissent nourrir la foi des croyants, en évitant néanmoins de les confondre avec les célébrations eucharistiques ; « elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu’il envoie de saints prêtres selon son cœur » [229].

Benoît XVI, Sacramentum Caritatis, 2007, n° 75 :
Là où, par contre, les grandes distances rendent pratiquement impossible la participation à l’Eucharistie dominicale, il est important que les communautés chrétiennes se rassemblent également pour louer le Seigneur et pour faire mémoire du jour qui lui est consacré. Cela devra cependant se réaliser dans le cadre d’une instruction appropriée sur la différence entre la Messe et les assemblées dominicales en absence de prêtre. Le soin pastoral de l’Église doit s’exprimer dans ce cas en veillant à ce que la liturgie de la Parole, organisée sous la présidence d’un diacre ou d’un responsable de la communauté à qui ce ministère a été régulièrement confié par l’autorité compétente, se déroule selon un rituel spécifique, élaboré par les Conférences épiscopales et approuvé par elles à cette fin. (212) Je rappelle que concéder la faculté de distribuer la communion dans ces liturgies revient aux Ordinaires, qui évalueront attentivement l’opportunité des choix à effectuer. En outre, on doit faire en sorte que de telles assemblées n’entraînent pas de confusion sur le rôle central du prêtre et sur l’aspect sacramentel dans la vie de l’Église. L’importance du rôle des laïcs, que l’on doit justement remercier de leur générosité au service des communautés chrétiennes, ne peut jamais occulter le ministère irremplaçable des prêtres pour la vie de l’Église. (213) On veillera donc avec attention à ce que les assemblées en absence de prêtre ne donnent pas prise à des visions ecclésiologiques qui ne seraient pas fidèles à la vérité de l’Évangile et à la tradition de l’Église. Elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu’il envoie de saints prêtres selon son cœur.

X.2. Du diocèse de Poitiers

Actes synodaux « Routes d’évangile » (1993)
440- Le sens du dimanche
C’est le jour de célébration de la Résurrection du Seigneur : un temps pour Dieu, un temps pour l’homme. L’Eglise doit rappeler aux chrétiens la nécessité de sanctifier le dimanche, de prendre le temps de la prière, du ressourcement, et du rassemblement. Chacun retrouvera de préférence sa communauté habituelle pour la rendre toujours vivante. La participation à d’autres assemblées peut cependant être signe d’ouverture. Chaque chrétien est appelé à témoigner du sens qu’il donne à ce jour particulier.

L’Eglise veillera à ce que le dimanche soit vécu, dans la société, comme un jour différent des autres. Il est nécessaire, pour les hommes, de bénéficier d’un jour de repos, de loisir, de rencontres familiales et amicales
442- Les assemblées dominicales en l’absence du prêtre
Elles existent depuis 16 ans dans le diocèse et elles contribuent à rendre visibles des communautés chrétiennes. Le nombre des participants doit sans doute être suffisant pour qu’elles soient viables. Avant toute décision, les personnes concernées seront consultées. Dans les secteurs en cause, il y aura alternance entre rassemblements de secteur, messes et Assemblées dominicales en l’absence de prêtre en chaque lieu.

Les responsables, et notamment les prêtres, veilleront à ce qu’elles ne soient pas une « copie » de l’Eucharistie. Le prêtre responsable de secteur soutiendra le travail de préparation, en lien avec les services diocésains.

Les assemblées de prière en l’absence de prêtre représentent un mode d’exercice de la responsabilité des laïcs. Pour l’animation, des personnes seront appelées et envoyées, pour un temps, à l’initiative des conseils pastoraux de secteur dans lesquels les ministres ordonnés ont un rôle spécifique. On veillera aussi à ce que tous puissent participer activement.

Lettre pastorale de Mgr Wintzer, Des paroisses pour rassembler l’Eglise et l’envoyer annoncer l’évangile, (2012), p.9

Il y a déjà et il y aura des assemblées de prière, le dimanche et en semaine. Sans que ces assemblées soient une copie de la messe ou une alternative à celle-ci ; elles permettent aux catholiques de prier ensemble et de signifier que l’église continue à accueillir une assemblée qui exprime sa louange au Seigneur, même si cette assemblée est de petit nombre.

Ces assemblées sont la prière des chrétiens dans un village ou un quartier ; elles sont au bénéfice de toute la population, et pourquoi pas – ne serait-ce qu’en sonnant les cloches – un signe qu’ici, vivent et prient des chrétiens.

Les messes en semaine peuvent aussi être célébrées dans ces églises. Mais, ouvrir chaque jour l’église, sonner les cloches, proposer un temps de prière, même pour deux ou trois… Mesurons bien l’enjeu de cette question.

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