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Méditations dominicales

Retrouvez chaque semaine une méditation proposée par le Père André Talbot.

Méditation pour le 10 ème dimanche ordinaire, 9 juin 2024


« Jésus revint à la maison avec ses disciples. (…) Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : ‘Il a perdu la tête.’ Les scribes disaient : ‘Il est possédé par Béelzéboul, c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons’. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3 , 20-35

Autour de Jésus, les foules se pressent, au point que les disciples ne peuvent plus manger !
Est-ce à dire que sa parole est reçue, comprise ? Rien n’est moins sûr ! Nous savons que les foules sont versatiles, quant aux proches de Jésus, ils voudraient l’extraire de la foule, pensant qu’il a perdu la tête. Et les scribes, ceux qui prétendent savoir interpréter la Loi, ils estiment que s’il chasse le mal, c’est à cause de ses accointances avec le chef des démons… Bref, la confusion paraît totale. Jésus affirme pourtant : « Tout sera pardonné aux enfants des hommes. » Le salut dont il témoigne est largement offert, quoi qu’il en soit des dérobades humaines, à commencer par celles des disciples qui se disperseront quand il sera arrêté. Nous
remarquons que les proximités de parenté ne sont pas exclusives, c’est chacun qui, au nom de la foi, peut entrer dans l’intimité du Seigneur ; alors que sa mère et ses frères le recherchent, Jésus, parlant de ceux qui sont assis autour de lui, affirme : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté du Père, celui-là est pour moi, un frère, une sœur, une mère. » Cette parole vaut pour nous aujourd’hui, à condition que nous nous accordions à l’amour qui unit Jésus à son Père du ciel, non d’abord par des discours, mais par nos modes de vie qui nous font reconnaître le Seigneur sous les traits des humains les plus fragiles.
Cet épisode comporte une mise en garde. Nous pourrions avoir tendance à revendiquer quelques privilèges, depuis le temps que je prie et que je prends soin des autres, j’aurais bien droit à quelques égards particuliers… Il vaut mieux partager généreusement cette joie d’expérimenter et de goûter la présence d’amour du Seigneur. Un amour qui nous est donné gratuitement pour que nous le partagions gratuitement : voilà le sens de notre vie chrétienne.
Gardons-nous aussi des interprétations qui se prétendent de bon sens, mais qui passent à côté de l’essentiel. Ainsi, Jésus ne prend pas les atours du messie guerrier dont certains voudraient l’affubler, il ne cherche pas à susciter une popularité dont il tirerait profit. Il vient ainsi chavirer les règles qu’imposent les puissants, faites de domination sur les faibles et d’exploitation de succès faciles. Un signe : les scribes estiment que s’il chasse les démons, c’est bien parce qu’il
est de mèche avec leur chef ! Un tel basculement, dont nous sommes appelés à être les acteurs encore aujourd’hui, provoque des incompréhensions au point que ses proches ont affirmé : « il a perdu la tête ». Laissons le Seigneur venir encore bousculer notre pseudo bon sens qui met trop souvent en avant les richesses matérielles et les abus de pouvoir. Marcher avec lui comporte une part de dénuement, abandonnons donc les oripeaux qui flattent notre orgueil et avançons dans un esprit de service.
Accueillons aussi la Bonne Nouvelle rappelée par l’apôtre Paul (2 ème lecture) : « Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus. » Comment cela se fera-t-il ? Plutôt que laisser vagabonder notre imagination, retenons les figures évoquées par l’apôtre : il compare notre corps mortel à une tente, puis désigne le fruit de la résurrection comme habiter « un édifice construit par Dieu. » Retenons cette parole d’espérance.

 

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