Journée diocésaine : animer les chants liturgiques

Cette journée du 7 avril 2018 dans les locaux de l’Eglise Notre Dame de l’Annonciation, à Buxerolles à Poitiers, était adressée aux personnes qui animent les chants au cours des liturgies à l’église. Dans l’équipe d’animation, Cécile Delmas, Gilles Guicheteau, Henriette Le Gallais ; Soeur Valérie Responsable du Service de Pastorale Liturgique et Sacramentelle du Diocèse de Poitiers et Bernard Reynaud, organiste à Saint-Hilaire à Poitiers.

                 

Avant le temps de prière du matin, découverte du Notre Père d’Angélo Maseti, un compositeur de la paroisse de St Théophane-Vénard-en-Thouarsais.

Puis la journée commençait avec la question : Quels sont les points importants à connaître pour les animateurs d’assemblée ?

  • Comment « se tenir » pour animer : posture droite, souple et ancrée dans le sol ; établir le contact par le regard
  • Comment se servir du micro (faire les essais avant, se mettre plutôt au-dessus qu’en face)
  • Respirer soi-même, faire respirer et donner l’intonation, battre la pulsation…
  • Lancer le chant sans chanter trop fort, regarder l’assemblée, prier en animant
  • Comment se rattraper sur le premier temps de la mesure en cas de problème

Ensuite, la mise en voix a été bien appréciée : respirations, vocalises…

  • Et cependant, la voix n’est pas le tout du chant et de l’animation. Il y a tout le corps, c’est tout le corps qui respire, tout le corps qui sent le rythme, tout le corps qui chante. Alors nous marchons pour ressentir dans notre corps le rythme de la musique, la pulsation que nous apprendrons ensuite à retrouver dans le geste de l’animation. Avant de trouver ce geste, il faut encore trouver son plan de direction, se positionner bien droit et s’entrainer à laisser rebondir la main sur le plan de direction pour donner l’impulsion et le rythme du chant.

Trois ateliers ont permis à chacun d’apprendre et/ou de se perfectionner
Entre les ateliers, des temps d’enseignements et de questions ont permis d’enrichir la réflexion.

animateurs 2018Formation animateurs 2018


L’après-midi Bernard Reynaud, organiste  a donné quelques points de repères sur la relation entre animateur et instrumentiste :

  • Avoir la même partition, cela semble évident mais on trouve tellement de partitions du même chant qu’il peut y avoir des variantes, et il est mieux de vérifier en amont que les partitions sont identiques.
  • Se mettre d’accord avant la célébration sur
    • le tempo (le rythme du chant, sa vitesse d’exécution), les nuances
    • la phrase musicale d’introduction (souvent le début ou la fin du refrain)
    • les interludes s’il y en a (ils donnent un temps de respiration dans le chant)
    • le ton, on peut demander à baisser d’un ton si le chant est trop haut pour l’animateur et donc pour l’assemblée.
  • Pendant le chant
    • Respecter les tenues des notes (blanches, rondes…)
    • Attendre la note de la psalmodie

Gilles Guicheteau a ajouté l’importance de relire avec l’organiste ce qui s’est vécu musicalement pour apprendre à progresser et, bien sûr, le remercier de l’aide reçue par le jeu de l’instrument.

Puis Cécile Delmas a abordé la question du choix des chants pour la liturgie qui semble de plus en plus difficile vu la quantité importante de chants qui sortent chaque mois.

Un temps sur les chants de l’ordinaire de la messe a permis de voir l’importance des paroles qui sont à respecter.
Un temps nous a aidés à mieux comprendre comment utiliser les nouvelles cotes des chants liturgiques. Une feuille a été distribuée
Bien sûr, beaucoup de chants ne sont pas cotés, dans ce cas c’est leur sens qui va guider la place qu’ils peuvent ou non tenir dans une célébration.

Les chants doivent-ils être adaptés aux lectures du jour ? c’est possible, mais… est-ce vraiment nécessaire ? Il est bon que les chants soient colorés de la fête liturgique célébrée, du temps liturgique. On ne prendra pas les mêmes chants au temps pascal et dans le temps ordinaire par exemple. Et puis, le dimanche, c’est le jour du Seigneur, le jour de la résurrection alors c’est Lui qui nous rassemble (chant d’entrée) et est au cœur de notre supplication et de notre louange. C’est Lui aussi qui nous envoie.

On s’est beaucoup plus arrêté sur les textes que sur la musique elle-même. Ce qui montre bien la prégnance du texte sur la musique en liturgie. La musique sert le texte, le met en valeur, souligne ses accents, permet d’entrer dans la prière de l’Église.

Liens : http://liturgie.catholique.fr/accueil/la-messe/art-de-celebrer/4646-les-criteres-de-convenance-d-une/

http://liturgie.catholique.fr/accueil/la-messe/art-de-celebrer/4225-choisir-un-chant-pour-la-liturgie/

http://liturgie.catholique.fr/accueil/la-messe/art-de-celebrer/4245-choisir-chants-animation-celebration/ (pour celui-là, le pdf tout en bas est intéressant aussi)

Une difficulté a été soulevée, c’est celle de l’introduction des nouveaux chants. Pour les grandes fêtes (Toussaint, Noël, Rameaux et Pâques), faut-il choisir des chants plus anciens que tout le monde connait ou préférer de nouveaux chants ? c’est ni tout l’un, ni tout l’autre. Il y a bien à garder de l’ancien mais aussi à se renouveler en introduisant de nouveaux chants. Alors comment faire pour cela, ce fut le thème du dernier enseignement de la journée animée par Henriette le Gallais :

  • Faire jouer la musique de ce chant trois ou quatre dimanches avant de le prendre en assemblée.
  • Garder un même chant sur un temps liturgique donné. La répétition dimanche après dimanche permet au chant nouveau d’être de plus en plus connu de tous.
  • Pour introduire un chant nouveau, il est nécessaire que l’animateur le connaisse parfaitement bien. L’exemple vocal sera primordial dans l’apprentissage de ce chant par l’assemblée.

La journée s’est terminée dans la joie et la bonne humeur et une demande de formation pour chanter les psaumes du dimanche.