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Réflexions et méditations quotidiennes proposées par Mgr Pascal Wintzer

méditations

Lundi 14 décembre

 

Oracle de Balaam, fils de Béor, oracle de l’homme au regard pénétrant, oracle de celui qui entend les paroles de Dieu. Il voit ce que le Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux s’ouvrent.
Que tes tentes sont belles, Jacob, et tes demeures, Israël ! Elles s’étendent comme des vallées, comme des jardins au bord d’un fleuve ; le Seigneur les a plantées comme des aloès, comme des cèdres au bord des eaux ! Un héros sortira de la descendance de Jacob, il dominera sur des peuples nombreux. Nombres 24, 3-7.
Il est dans la tradition chrétienne de lire la Bible de manière « typologique », autrement dit de percevoir, dans les textes de l’Ancien Testament, l’annonce de Jésus Christ et de l’Évangile. Cette lecture fut très pratiquée par les Pères de l’Église, elle l’est aussi par la liturgie. Il en est ainsi pendant la période de l’Avent : des passages de l’Ancien Testament sont lus, interprétés, à la lumière de tel passage de l’Évangile. C’est le cas aujourd’hui : l’oracle de Balaam est reçu comme une annonce de la venue du Fils de Dieu.

 

Cette lecture typologique est bien entendu légitime : la Bible est une unité, elle s’interprète par elle-même ; surtout, Jésus Christ étant la plénitude de la Révélation, il est annoncé, préparé, par la Révélation faite à Israël et exprimée dans l’Ancien Testament.
Cependant, il y a des excès dans une telle lecture, ceux de voir Jésus Christ présent dans presque chaque mot, chaque phrase de l’Ancien Testament, les Pères ne sont pas exempts de tels travers. Surtout, la lecture typologique offre le risque de ne pas lire l’Ancien Testament pour lui-même. Ceci a plusieurs conséquences.
D’abord de passer par perte et profit la révélation faite à Israël, ne la comprendre que comme une préparation, la rendant caduque après la venue de Jésus Christ ; l’apôtre Paul rappelle contre ceci la fidélité de Dieu pour son peuple, Israël.
Ensuite, la lecture chrétienne de l’Ancien Testament peut faire fi de ce que le texte entend dire dans son sens premier, dans le contexte historique dans lequel il a été vécu, pensé, écrit. Ainsi, l’oracle de Balaam, s’il peut être interprété comme l’annonce de la venue de Jésus, est avant tout une promesse d’espérance pour Israël qui connaîtra des jours meilleurs grâce aux envoyés de Dieu, il verra la victoire sur ses ennemis.
Enfin, il importe de comprendre ce que sont les prophètes bibliques, dont ce Balaam. La prophétie n’est pas l’annonce de l’avenir, comme le comprend trop souvent une lecture non croyante de la Bible, la prophétie donne sens au présent, éclaire les événements que traverse le peuple. C’est justement parce que l’on découvre ce qu’un événement signifie que l’avenir est ouvert.
Bien entendu, il serait regrettable de ne pas pratiquer la lecture typologique de l’Écriture, mais celle-ci ne peut se faire qu’à la mesure où nous ne négligeons pas le sens premier du texte.

 

L’oracle de Balaam manifeste avant tout que la parole et l’action de Dieu se manifestent au-delà de toutes les frontières. Dieu parle par un prophète païen, Balaam.
Ceci demeure : de ceux qui ne croient pas en Jésus Christ, de la culture de notre époque, des événements de notre présent, dont la pandémie, nous avons à chercher à percevoir ce que Dieu veut nous dire.
Oracle de Balaam, fils de Béor, oracle de l’homme au regard pénétrant, oracle de celui qui entend les paroles de Dieu, qui possède la science du Très-Haut. Il voit ce que le Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux s’ouvrent. Nombres 24, 15-16

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