La proximité du baptistère Saint-Jean et de la cathédrale gothique, dans ce quartier de l’ancienne ville romaine de Lemonum, très vivant du ler au IVe siècle, explique la richesse des données archéologiques qui complètent le corpus des textes souvent lacunaires à propos des origines du quartier épiscopal. Les fouilles des quarante dernières années ont enrichi nos connaissances sur ce lieu dont les origines remontent à Hilaire, premier évêque attesté du diocèse de Poitiers, mort en 367 ou 368.
L’installation de l’archevêché en 2007 sur ce site renoue donc avec une tradition vieille de 16 siècles.
De plus, dans l’actuel jardin se dresse un portique du XIXe siècle dit de sainte Radegonde, en mémoire de la reine moniale qui distribuait du pain blanc aux pauvres. Les biographies de Radegonde insistent sur la charité qu’elle pratiquait à la porte de son monastère. Celui-ci se situait juste en contrebas, à l’est du groupe épiscopal et à l’intérieur de l’enceinte du Bas-Empire.

L’archevêché aujourd’hui
L’archevêque, le vicaire général, des séminaristes y vivent.
La chancellerie -archives de catholicité, archives historiques, bureau des mariages, l’officialité y sont présents ainsi que l’ensemble des services de l’économat -comptabilité, immobilier, dons et legs, ressources humaines.