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Réflexions et méditations quotidiennes proposées par Mgr Pascal Wintzer

méditations

Vendredi 4 décembre

 

 

 

Est-ce une illusion d’espérer que des choses peuvent changer ? Est-il juste de souhaiter la fin des maux qui frappent à la fois les personnes et le monde dans son ensemble ?
Le temps de l’Avent, dont les lectures bibliques de ce jour, appellent assurément à ne pas prendre son parti des désordres et du mal.
Encore un peu, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une forêt. Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les malheureux exulteront en Dieu, le Saint d’Israël. Car ce sera la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs, et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire. Is 29, 17-20.

 

Les images parlent ici d’elles-mêmes : les situations qui semblent les plus stériles n’empêchent pas le Seigneur d’agir ; même le désert peut refleurir. L’Évangile vient alors le manifester par la guérison opérée par Jésus.
« Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils lui répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s’ouvrirent. Mt 9, 28-30.
Cependant, on peut s’interroger sur la pertinence de certaines des images d’Isaïe, si on ne les lit pas comme des images : est-il souhaitable que le Liban devienne un verger ? que le désert devienne fertile ? Notre époque a réalisé ceci, des orangers portent fruits dans le désert, des légumes poussent où il n’y avait que du sable, mais, à quel prix ? Non grâce à une intervention divine mais par l’usage d’intrants chimiques et un fort apport en eau. La conséquence, dans cette région – mais c’est analogue ailleurs – c’est la quasi-mise à sec du Jourdain.
L’Évangile vient corriger cette éventuelle lecture littérale du prophète : ce sont les yeux qui s’ouvrent, ce sont les cœurs qui sont convertis ; la plus grande des aridités, c’est le cœur de l’homme lorsqu’il est sec et froid.

 

Les temps liturgiques privilégiés, dont le temps de l’Avent, choisissent de faire dialoguer la première lecture et l’Évangile ; ceci souligne que c’est bien le même Dieu qui est révélé dans l’un et l’autre Testament, mais cette coïncidence entre les textes manifeste également le développement de la Révélation ; exprime comment, sous l’action de l’Esprit Saint, le peuple d’Israël, les Apôtres et les auteurs bibliques ont peu à peu perçu les différents traits du visage du même Dieu.
Ainsi, aujourd’hui, Isaïe annonce la fin des tyrans, l’extermination des moqueurs, [la suppression de] tous ceux qui s’empressent à mal faire.
Ils sont nombreux ces textes de l’Ancien Testament qui annoncent ou racontent l’extermination des ennemis, pensons bien entendu à l’armée d’Égypte engloutie dans la Mer rouge.
Les derniers versets de l’Évangile sont d’une autre tonalité : Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit avec fermeté : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, une fois sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région. Mt 9, 30-31.
Plutôt que d’annoncer une destruction, les aveugles guéris parlent de Jésus, le proclament, sinon comme sauveur, au moins comme guérisseur. Avec Jésus Christ, même les méchants sont appelés à la conversion, au salut. Il est venu sauver non pas les justes mais les pécheurs.

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Le 05 Déc 2020