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Réflexions et méditations quotidiennes proposées par Mgr Pascal Wintzer

méditations

Lundi 25 mai

Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples. Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. » Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. » Actes 19, 1-3.
Les versets de ce jour font suite à ce que nous lisions et commentions samedi : la prédication d’Apollos à Ephèse. Alors que Priscille et Aquilas ont annoncé à Apollos le baptême chrétien, un baptême dans l’Esprit, c’est aujourd’hui Paul qui va rencontrer la communauté qu’Apollos a évangélisé à Ephèse et à laquelle il n’avait annoncé que le baptême de Jean.
La mention de l’Esprit Saint est familière aux auditeurs et lecteurs du livre des Actes : j’avais précisé que ce livre aurait pu être ainsi intitulé, « Livre des Actes de l’Esprit Saint ». L’Esprit est en effet celui qui guide les apôtres et ouvre les cœurs à l’Evangile. Pourtant, la connaissance de l’Esprit n’est pas encore partout partagée, ici par Apollos et par ce petit groupe à Ephèse, le texte précise qu’ils sont une douzaine d’hommes au total (Actes 19, 7). Déjà il a fallu, aux Juifs et aux païens, confesser la personne de Jésus Christ, le reconnaître témoin de Dieu, accueillir la résurrection, alors, penser l’Esprit Saint, le reconnaître dans sa personnalité originale…

N’imaginons pas que tous les membres des premières communautés chrétiennes disposaient d’une théologie claire et sans ombre du mystère qui leur était annoncé et qu’ils accueillaient. Les versets de ce jour, comme bien d’autres passages des écrits apostoliques, manifestent les difficultés des uns et des autres.
Ceci se poursuivra pour les générations suivantes, au risque de discours qui déformeront la foi, surtout la manière de comprendre le Christ et son identité. C’est ce qui motivera, lorsque la paix constantinienne sera, la convocation des premiers conciles œcuméniques. Il y sera avant tout question du Christ, mais aussi de l’Esprit Saint, en particulier à Constantinople en 381.
Ceci pourrait conduire à estimer que la foi chrétienne est complexe, trop complexe ; qu’elle laisse de côté ceux qui ne sont pas capables d’une pensée déployée et fine. D’autres, les mêmes ? plaideront pour la « foi du charbonnier », voire celle de Voltaire : le « grand horloger » entre plus facilement dans des catégories de pensée simples et accessibles à tous. Certes, cependant la foi et son expression ne sont pas le fruit de nos capacités, de pensée ou d’expression ; elles sont reçues de ce que Dieu lui-même révèle. Dès lors, autre chose cette révélation, autre chose sa formulation, laquelle s’inscrit dans le temps d’accueil de ce que Dieu dit et le temps de notre capacité à l’exprimer.

Le récit de ce jour montre bien qu’il faut du temps pour accueillir toutes les dimensions de la foi, même des éléments qui lui sont essentiels, il s’agit de l’Esprit Saint. Paul, loin d’accuser les fidèles d’Ephèse d’hérésie, les rencontre, les enseigne, et surtout, invoque l’Esprit.
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. » Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus. Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser. Actes 19 ; 4-6.
A quelques jours de la Pentecôte, nous nous remettons au « Maître du désir », l’Esprit Saint, afin qu’il nous renouvelle dans le désir de lui.

 

 

 

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Le 26 Mai 2020