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L’espérance et vous ?

méditations

« L’espérance est alors un combat, celui de la volonté, celui de la foi, contre les sentiments qui atteignent le goût de vivre ; l’espérance est alors ce que l’on demande, pour moi, évêque, pour nous croyants, à Dieu lui-même. Une espérance fragile, mais qui soutient le cœur de chacun. »
C’est ce que nous dit notre archevêque Monseigneur Wintzer.

C’est pourquoi nous faisons appel à chacun de vous, pour envoyer une prière, un poème, un dessin ou encore un acrostiche sur le thème de l’ESPERANCE.
Vous êtes tous, quel que soit votre âge, inviter à participer et à envoyer votre œuvre sur le site du diocèse.
Afin que tous, nous soyons nourris de l’espérance de chacun !

« Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière. » Rm 12, 10-12
« Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. » Rm 15,13

Valérie Faugeroux,
responsable du service de la vie spirituelle

Vos propositions

Noël de mon enfance

 

 
 
 
 
C’était dans les années 60 … On disait à l’époque, les trente glorieuses …Les cloches sonnaient un peu partout en cette soirée de Noël !!! Noël qui s’abritait derrière les chapeaux, les rires et les ferveurs, quand martelaient sur le trottoir gelé les talons de nos mères et le pas grave des hommes de la ville.

 

Qui peut alors imaginer le cœur battant d’une petite fille de huit ans, recroquevillée sur sa chaise, entre ces grandes personnes, au regard plein d’espérance, après avoir contemplé la crèche …

 

« Maman, ou est le petit Jésus ? « ……Il n’est pas encore né … C’est bien long, elle l’attendait !!

 

La petite fille est assise sur sa chaise, le cœur battant et plein d’espérance, au deuxième rang, dans cette église tout illuminée. C’est la messe de minuit … Ses mains sont jointes à s’en faire mal, elle a les yeux plus grands que la plus grande des étoiles.

 

Mais la petite fille va bien plus haut, encore plus haut, là où les lumières magnifiques des cierges se retrouvent, plus haut que la voute étoilée, pour retrouver à l’autre bout de la terre des petits garçons et des petites filles un peu perdus et solitaires, qui rêvent, pleurent, rient, prient, peut-être. Alors elle pense aussi à ceux-là qui ne jouent plus, ne rêvent plus, ne savent plus prier, qui sont seuls et sont tristes. Alors il lui semble que sa prière devient plus vaste, plus grande, s’envole comme un vent de printemps sous la voute étoilée.

 

Une larme coule au coin de son œil ; et elle voit toute l’Église à travers sa larme, et elle suit le Jésus que le prêtre dépose dans la crèche, et elle voit que tout est de lumière, comme un cadeau !! Comme un miracle !!!

 

C’est depuis ce soir-là que cette petite fille a rencontré son meilleur ami, Jésus qui ne la quitte plus … Maintenant, elle est une dame, une Mamy, et dans le silence de la nuit, dans ce temps de confinement, cet autre temps qui vient, elle attend le miracle d’Amour de Noël dans le cœur des hommes de bonne volonté, pour tous les enfants de la terre.

 

Elle sait aussi que ce temps de l’Avent se prépare, qu’il faut semer des graines d’Amour dans le cœur des enfants, ces enfants qui n’attendent que ça, qu’on leur donne la Joie et l’Espérance en un monde meilleur, un monde de partage, de justice et de Paix. Le plus beau des cadeaux sans doute !!!

 

Une MAMY

 
 

Paroles de À L’abri Du Meilleur Yves Duteil

 

Nous avons ce qu’il faut pour faire changer le monde
Et plus de temps à perdre en détournant les yeux
Avant que sous nos pas ce trésor ne s’effondre
Unissons nos efforts et regardons le mieux
A force de braver les guerres et les tempêtes
Les hommes ont-ils trouvé un sens à leur destin

 

Nous avons le plus beau des outils dans la tête
Et des milliards de rêve encore entre nos mains
Et même si le mal s’acharne à tout détruire
S’il conspire en silence en attendant son heure
Nous aurons beau tout faire pour nous garder du pire
On n’est jamais vraiment à l’abri du meilleur

 

Nous avons ce qu’il faut pour enchanter le monde
Et rallumer la flamme au fond de tous les yeux
Pour remettre les hommes au centre de la ronde
Et permettre à chacun d’espérer vivre mieux

 

Nous avons le pouvoir en retournant la terre
De semer l’avenir pour moissonner la vie
Cachée dans le secret de ce profond mystère
Que personne a ce jour n’a encore éclairci

 

Nous avons ce qu’il faut pour faire chanter le monde
A moins qu’il ne s’efface à jamais des mémoires
Assemblons nos mémoires et que nos voix se fondent

 

S’il s’éveille un matin comme un arbre à son heure
Nous aurons beau tout faire pour nous garer du pire
On n’est jamais vraiment à l’abri du meilleur
Nous aurons beau tout faire pour nous garer du pire
On n’est jamais vraiment à l’abri du meilleur
 
 
 
 
 
Retrouvez en musique
 
 
proposée par Hélène Princet
 
 
Espérer ouvre un avenir
Se soucier des autres
Porter un message de PAIX
Écouter les appels de la terre
Reconnaître Dieu présent dans nos vies
Allumer la lumière de la joie
Nourrir ma foi

Croire en la vie malgré tout
Être artisan de fraternité

proposée par Thérèse Loison

 
 
 

Je connais des bateaux

 

Je connais des bateaux qui restent au port
de peur que les courant les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port,
à ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
ils ont peur de partir à force de vieillir,
et les vagues, jamais ne les ont séparés
leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés
qu’ils en ont désappris comment se regarder,
je connais des bateaux qui restent à clapoter,
pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter !

Je connais des bateaux qui s’en vont deux par deux,
affronter le gros temps quand l’orage est sur eux
Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu,
sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n’ont jamais fini
de s’épouser encore chaque jour de leur vie,
et qui ne craignent pas, parfois, de s’éloigner,
l’un de l’autre pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port,
labourés de partout mais plus graves et plus forts
Je connais des bateaux étrangement pareils, quand
ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d’amour,
quand ils ont navigué jusqu’à leur dernier jour,
sans jamais replier leurs ailes de géants,
parce qu’ils ont le cœur à taille d’océan.

 

Marie Annick Rétif

 

 

Acrostiche :

Emerveillement devant la beauté de la Création
Sourire d’un être aimé, un enfant
Patience, qui nous nourrit le désir
Eucharistie, qui fait vivre
Réconciliation avec l’autre, avec soi
Avent, une aventure pour se préparer
Naissance du Sauveur
Christ, mort et ressuscité pour nous, pour moi
Esprit Saint, garde-nous dans l’espérance

Service de la Vie spirituelle

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.

Car mes trois vertus, dit Dieu.
Les trois vertus mes créatures.
Mes filles mes enfants.
Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
De la race des hommes.
La Foi est une Épouse fidèle.
La Charité est une Mère.
Une mère ardente, pleine de cœur.
Ou une sœur aînée qui est comme une mère.
L’Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière.
Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
Avec ses petits sapins en bois d’Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d’Allemagne. Peints.
Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas.
Puisqu’elles sont en bois.
C’est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus.

[…]

La petite espérance s’avance entre ses deux grandes sœurs et on ne prend pas seulement garde à elle.
Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route entre ses deux sœurs la petite espérance
S’avance.
Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l’on n’a d’attention, le peuple chrétien n’a d’attention que pour les deux grandes sœurs.
La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
Au temps présent.
À l’instant momentané qui passe.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n’a de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l’école.
Et qui marche.
Perdue entre les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main.

 

 

Au milieu.
Entre les deux.
Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.
Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c’est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d’un certain âge.
Fripées par la vie.

C’est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la Foi ne voit que ce qui est.
Et elle elle voit ce qui sera.
La Charité n’aime que ce qui est.
Et elle elle aime ce qui sera.

La Foi voit ce qui est.
Dans le Temps et dans l’Éternité.
L’Espérance voit ce qui sera.
Dans le temps et dans l’éternité.

Pour ainsi dire le futur de l’éternité même.

La Charité aime ce qui est.
Dans le Temps et dans l’Éternité.
Dieu et le prochain.
Comme la Foi voit.
Dieu et la création.
Mais l’Espérance aime ce qui sera.
Dans le temps et dans l’éternité.

Pour ainsi dire dans le futur de l’éternité.

L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera.

Dans le futur du temps et de l’éternité.

Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs,
Qui la tiennent pas la main,
La petite espérance.
S’avance.
Et au milieu entre ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner.
Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher.
Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle.
Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne.
Et qui fait marcher tout le monde.
Et qui le traîne.
Car on ne travaille jamais que pour les enfants.

Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.

Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu, 1912

Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu, 1912

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Le 05 Déc 2020