saint Hilaire de Poitiers
Hilaire est enterré dans un cimetière situé au sud de Lemonum, hors des murs de la cité, sur la route de Saintes, dans une chapelle dédiée à des saints martyrs locaux : Jean et Paul.
Probablement né à Poitiers vers 315, Hilaire meurt dans la cité en 367 ou 368. Il est issu d’une famille païenne, il reçoit une formation à l’école des auteurs latins. Baptisé à l’âge adulte, Hilaire s’est interrogé sur le sens de la vie avant de découvrir la Bible. Il raconte sa lecture des Ecritures, l’importance de la révélation du nom de Dieu (cf. Exode 3, 14) et du prologue de l’évangile selon saint Jean (1, 1-14). Élu évêque de Poitiers (vers 350), il exerce son ministère épiscopal pendant 5-6 ans (jusqu’au synode de Béziers en 356) avant d’être exilé, par décret de l’empereur, en Phrygie (Turquie actuelle) de 356 à 360. Hilaire s’est séparé des évêques ariens (du nom d’Arius, prêtre d’Alexandrie qui conteste la divinité du Fils et la définition de foi du concile de Nicée en 325).
Pendant les années d’exil, Hilaire découvre la théologie orientale. Il rédige ses principaux écrits théologiques : Traité sur la Trinité et Livre des synodes. Tout au long de son épiscopat, Hilaire commente les Écritures. Il se révèle comme un authentique défenseur de la foi, un pasteur et un maître spirituel.
Il a été reconnu Docteur de l’Église par le pape Pie IX en 1851.
Saint Hilaire a été donné comme saint patron à la paroisse en raison de la légende du marbre de saint Hilaire à Faye-l’Abbesse. Il s’agit d’une tablette de porphyre qui préserverait et guérirait de certains maux. Autrefois, de nombreux pèlerins venaient se faire « marbrer ». De nombreux ex-voto sur les murs de l’église témoignent de cette pratique. Certains y ont vu l’autel portatif dont l’évêque Hilaire se servait lors de ses périples à travers la campagne. Dans le diocèse, nous fêtons la solennité de saint
Hilaire le 13 janvier.
Prière au Père
« Pour moi, je suis en vérité conscient, ô Père, Dieu tout-puissant, que c’est bien envers toi le principal devoir de ma vie que tous mes discours et mes paroles parlent de toi. […] Tel est à la vérité le seul propos avoué de ma volonté ; le reste est un présent de ton aide et de ta miséricorde à demander par la prière : que tu remplisses du souffle de ton Esprit, les voiles déployées pour toi, de notre confession de la foi et que tu fasses progresser la course où s’est lancée notre prédication. Nous n’avons pas en effet pour cet engagement un garant indigne de foi en Celui qui dit : Demandez et il vous sera donné, cherchez et vous trouverez, frappez et on vous ouvrira’ (Lc 11, 9). »
Saint Hilaire, Traité sur la Trinité, 1, 37

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