sainte Florence
Florence a vécu en recluse à Comblé (commune de Celle-Lévescault) où demeure toujours une chapelle. Elle y est morte et a été inhumée.
Le nom de Florence est attaché à la commune de Celle-Lévescault que traverse encore aujourd’hui la route gallo-romaine qui reliait Poitiers à Saintes. Devenue disciple de saint Hilaire quand celui-ci se trouve en exil dans la Turquie actuelle, elle l’accompagne à son retour en Poitou (4° siècle). Elle est installée par lui dans un lieu-dit qu’il possédait.
Florence a vécu en recluse à Comblé (commune de Celle-Lévescault) où demeure toujours une chapelle. Elle y est morte et a été inhumée. Par la suite, un prieuré de l’abbaye de Nouaillé s’est installé en ce lieu. Nous faisons mémoire de sainte Florence le 1er décembre avec les autres saintes moniales et vierges consacrées (Triaise, Agnès et Disciole, Macrine et Pezenne).
Baptême et venue en Poitou
« Un édit de l’empereur fut universellement proclamé, conviant tous les évêques d’Orient à se rassembler dans la ville de Séleucie d’Isaurie [automne 359], pour décider de ce qu’ils entendaient être la vérité de la foi. Alors, saint Hilaire, parmi les autres évêques, la quatrième année de son exil, ayant reçu l’autorisation d’utiliser la poste impériale, est forcé à quitter la Phrygie pour se rendre au synode, dans le lieu précédemment cité.
Or Hilaire, arrivé dans quelque bourg fortifié, entra, le jour du Seigneur, dans un sanctuaire ; et voici qu’une petite païenne, Florence, se frayant un passage dans la foule nombreuse, proclama d’une voix forte que le serviteur de Dieu était arrivé, et se présentant aux pieds d’Hilaire, elle ne cessa de l’implorer, jusqu’à obtenir de lui qu’il lui fit solennellement le signe de la croix. Son père Florent qui l’avait suivie, et toute sa famille, méritèrent d’être semblablement baptisés au nom du Seigneur. Cette Florence, ayant quitté ses parents, s’attacha aux pas d’Hilaire, et fut conduite jusqu’à Poitiers : elle tenait pour son père non celui par lequel elle avait été générée, mais celui grâce auquel elle avait été régénérée, aimait-elle à dire. »
Venance Fortunat, Vie de saint Hilaire § 21-23

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