sainte Agnès de Poitiers
Agnès serait décédée le 13 mai 588. Son tombeau se trouve dans l’une des absidioles de la crypte de l’église Sainte-Radegonde.
Agnès est la première abbesse de l’abbaye Sainte Croix, fondée à Poitiers par sainte Radegonde vers 552 et transférée depuis 1965 à La Cossonnière (commune de Saint-Benoît). C’est l’un des premiers monastères féminins d’Occident. Nous connaissons peu de choses sur les origines d’Agnès si ce n’est à travers la vie de sainte Radegonde dont elle aurait été très proche depuis son plus jeune âge et qu’elle aurait accompagnée tout au long de sa vie. Radegonde ne veut pas diriger la communauté et Agnès est désignée comme abbesse.
Agnès reçoit la bénédiction abbatiale des mains de saint Germain, évêque de Paris vers 570. Plus tard, Radegonde et Agnès se rendent en Arles (Bouches-du-Rhône) pour découvrir la règle que saint Cesaire, évêque de cette ville, a donné à sainte Césarie, sa sœur, et à ses compagnes. En 569, le monastère Sainte-Marie devient l’abbaye Sainte-Croix après avoir obtenu de l’empereur de Constantinople une relique du bois de la Croix du Seigneur. Agnès serait décédée le 13 mai 588, neuf mois après Radegonde. Son tombeau se trouve dans l’une des absidioles de la crypte de l’église Sainte-Radegonde, tout près de celui de la reine devenue moniale. Le 12 août 1854, après des travaux de restauration opérés dans la crypte et après avoir été reconnus avec soin, les restes de sainte Agnès ont été remis en place dans un sarcophage lui-même engagé dans la maçonnerie de l’autel de cette absidiole.
A l’abbaye Sainte-Croix, Agnès est fêtée le 13 mai, au jour de son entrée dans la plénitude de la vie. Dans le diocèse de Poitiers, nous faisons mémoire de sainte Agnès le 1er décembre avec les saintes moniales et vierges consacrées du diocèse, en particulier, sainte Disciole qui fut avec elle l’une des premières moniales de l’abbaye Sainte-Croix. La vie fraternelle et la louange divine sont ininterrompues au sein de cette communauté depuis bientôt quinze siècles. La communauté des moniales vit aujourd’hui selon la règle de Saint Benoît.
Poème adressé à sainte Agnès
«Mais, sainte mère, très tendrement elle insiste auprès de toi,
Elle te chérit devant toutes les autres pour t’associer au noble chœur;
C’est dire assez que toi, qui cependant es connue comme sa fille,
Elle souhaite de tous ses vœux t’avoir pour mère,
Toi qu’elle a élevée sur ses genoux comme son élève chérie, Voici qu’elle te confie la direction, en t’établissant à sa place, Et celle qui t’a toujours dirigée, en usant modérément de l’autorité, Préfère passer, sans attendre, sous ton empire ;
Il lui est avantageux à elle-même que tu sois placée avant elle ».
Venance Fortunat,
Poème De virginitate

© Paroisse Sainte Agnès de Poitiers Eglise Catholique Poitiers