saint Martin de Tours
Moine-évêque, intrépide confesseur de la foi, Martin est une figure de sainteté particulièrement populaire.
Né vers 317 en Pannonie (Hongrie actuelle) où il passe ses premières années, Martin est élevé ensuite en Italie (Pavie) dans une famille païenne. À la suite de son père, il doit embrasser la carrière militaire.
Catéchumène, il rencontre à la porte de la cité d’Amiens un pauvre nu. C’est alors qu’il partage son manteau pour le couvrir de la morsure du froid. Cette charité de saint Martin demeure un geste inoubliable.
Après avoir quitté l’armée, il se rend une première fois à Poitiers auprès de saint Hilaire. Séparé de son guide spirituel pendant l’exil de l’évêque de Poitiers, Martin revient pour se voir envoyé comme ermite à Ligugé où il est bientôt rejoint par des disciples. Après avoir redonné vie à un catéchumène, « pour la première fois, le renom du bienheureux prit de l’éclat : ainsi, celui que tous tenaient déjà pour saint, fut aussi tenu pour un homme puissant et vraiment digne des apôtres » (Sulpice Sévère).
Il est tiré de son monastère pour être établi comme évêque de Tours. Il fonde Marmoutier, met à bas des sanctuaires paiens, déjoue le mal, opère des guérisons, évangélise les campagnes. Moine-évêque, intrépide confesseur de la foi, Martin est une figure de sainteté particulièrement populaire.
Nous fêtons saint Martin le 11 novembre. La mémoire de Martin demeure vive dans le diocèse par la présence et le témoignage des moines de l’abbaye bénédictine de Ligugé.
Martin en Poitou
«Après avoir quitté l’armée, il se rendit auprès de saint Hilaire, évêque de la cité de Poitiers, dont, en matière de théologie, la foi se trouvait à ce moment éprouvée et reconnue, et il sejourna quelques temps aupres de lui. |..). Et peu après, il reçut pendant son sommeil la sommation de rendre visite, avec une religieuse sollicitude, à sa patrie et à ses parents, encore retenus dans le paganisme : il partit avec le consentement de saint Hilaire, qui, en prodiguant ses prieres et ses larmes lui fit d’abord prendre l’engagement de revenir. C’est dans la tristesse, à ce que l’on rapporte, qu’il entreprit ce lointain voyage, après avoir assuré à ses frères qu’il y subirait bien des épreuves : et la suite des événements justifia ses paroles.
Ayant appris que le souverain [l’empereur romain], pris de repentir, avait accordé à saint Hilaire l’autorisation de revenir d’exil, il tenta de le rencontrer à Rome et partit pour la Ville. Hilaire, étant déjà passé, il suivit ses pas jusqu’à Poitiers. Ayant reçu de lui le plus gracieux accueil, il s’installa un ermitage non loin de la ville. »
Sulpice Sévère, Vie de saint Martin 5, 1-3 ; 7, 1

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