saint Junien

Peu après (en 830), les reliques de Junien sont transférées à Nouaillé

Junien serait né au début du 6º siècle à Champagné-sur-Béronne (commune de Périgné) près de Brioux-sur-Boutonne. Il vit en ermite à Caunay avant d’être rejoint par des disciples. En 559, le roi Clotaire lui aurait donné des terres à Mairé (près de Sauzé) où il établit une communauté monastique.
C’est à cette période qu’il semble avoir fait la connaissance de Radegonde. Celle-ci commence une communauté monastique à Poitiers. Junien et Radegonde se seraient promis de faire prévenir le survivant, par un messager, dès que l’un d’eux viendrait à mourir. Il se trouve que les deux sont morts le 13 août 587. Les deux messagers se rencontrent à mi-chemin à Troussaye (commune de Ceaux-en-Couhé).

En 799, l’abbé de Saint-Hilaire de Poitiers restaure Nouaillé pour établir des moines qui suivent la règle de Saint-Benoît. Cette communauté est dirigée par un abbé à partir de 808. Peu après (en 830), les reliques de Junien sont transférées à Nouaillé: l’abbaye est désormais l’abbaye Saint-Junien. Nous faisons mémoire de saint Junien le 13 novembre avec les autres saints moines et ermites du diocèse, date traditionnelle de la « Toussaint monastique ».
L’idéal des bienheureux Apôtres
« Ayant juré la chasteté, sans femmes et sans enfants, sans même rien avoir qui soit propre à chacun, nous vivons en commun, obéissant tous à un seul, et attendant tout de lui, suivant les besoins de chacun. Voilà comment se conformer à l’idéal des bienheureux Apôtres et de l’insigne Église de Jérusalem, où l’on mettait tout en commun et où il n’y avait qu’un seul cœur et une seule âme (cf.Ac 4, 32).

© Statue de saint Junien dans l’abbaye de Nouaillé-Maupertuis