saint André-Hubert Fournet
Canonisé par le pape Pie XI le jour de la Pentecôte 1933, nous faisons mémoire de saint André-Hubert le 13 mai.
André-Hubert voit le jour le 6 décembre 1752 à Maillé. Il fréquente le collège de Châtellerault avant de gagner Poitiers pour des études de droit. L’appel de Dieu à devenir prêtre s’éveille en lui au contact de son oncle archiprêtre d’Haims. Ordonné prêtre en décembre 1776, il devient vicaire à Haims avant de recevoir la charge pastorale de Saint-Pierre de Maillé. Un changement de vie s’opère en lui. Dans l’escalier du presbytère, le reproche d’un pauvre voyant sa table bien garnie le marque profondément : « Vous n’avez plus d’argent et votre table en est couverte! »
Lors de la Révolution française, il refuse de signer la Constitution civile du clergé. Il connaît l’exil en Espagne. Il revient clandestinement cinq années plus tard (été 1797). Sa tête est mise à prix, il célèbre de nuit surtout dans la grange des Marsyllis. C’est en ce lieu qu’il rencontre Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges. Après le Concordat (1801), il y a peu de prêtres. Les conséquences de la Révolution expliquent l’appel qu’il adresse à Jeanne-Élisabeth après son retour. Une petite communauté se forme à Maillé avec les cinq premières Filles de la Croix pour soigner et enseigner. En raison de sa croissance, la communauté doit déménager.
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Encouragée par l’évêque de Poitiers (Mgr de Bouillé), la communauté s’installe à La Puye (1820) avec le Père Fournet. Il accompagne la congrégation naissante. Alors qu’une sœur le veille quelques jours avant sa mort, il s’enquiert des besoins des pauvres. C’est alors qu’elle lui demande : « Combien faut-il donner ? » La réponse du Père Fournet témoigne de sa vie donnée : « À pleines mains, ma fille ; est-ce qu’il faut compter ? » Il meurt le 13 mai 1834. Canonisé par le pape Pie XI le jour de la Pentecôte 1933, nous faisons mémoire de saint André-Hubert le 13 mai.
Lettre au Père Pierre Coudrin (28 septembre 1811)
« Tous n’ont pas fléchi le genou devant Baal. Nous avons presque les deux extrêmes parmi nous. Une association de saintes filles réunies à Molante, se dévouant au soin des malades du canton et à l’instruction de la jeunesse, des très saintes femmes répandues dans différents villages et une petite poignée d’hommes, voilà ce qui compose parmi nous l’Eglise de notre Seigneur quant à l’esprit. Priez, mon cher Père, pour les pasteurs et les brebis, et daignez me dire après en avoir conféré avec qui il vous plaira, si je peux en sûreté de conscience, malgré mes supérieurs, déposer le fardeau pastoral. Vous savez que j’étais pasteur avant la Révolution […]. Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi’ (Galates 2, 20). »
André, curé de Saint-Pierre-de-Maillé

© Paroisse Sainte-Jeanne-Elisabeth en Montmorillonnais