Bienheureuse Marie-Louise
Marie-Louise Trichet naît à Poitiers le 7 mai 1684.
Marie-Louise Trichet naît à Poitiers le 7 mai 1684, la quatrième de huit enfants. Elle appartient à une famille de la bourgeoisie d’une aisance relative. Son père est alors procureur au siège présidial de Poitiers. Marie-Louise fréquente l’école des Filles de Notre-Dame. La rencontre du Père de Montfort à l’hôpital général constitue le tournant de sa vie. Le 2 février 1703, elle prend l’habit dans la chapelle de l’hôpital général, elle n’a pas encore dix-neuf ans. Elle devient ainsi la première Fille de la Sagesse et elle demeure seule pendant dix ans à l’hôpital général de Poitiers au service des 400 pauvres et miséreux.
Le Père de Montfort l’appelle à La Rochelle, en 1713, avec sa compagne devenue Fille de la Sagesse (Catherine Brunet). Elles ouvrent une école dans la ville. Après la mort du Père de Montfort à Saint-Laurent-sur-Sèvre, sœur Marie-Louise de Jésus s’installe dans cette localité. C’est de là qu’elle va rayonner pour répondre aux appels et fonder des communautés. Dans le diocèse de Poitiers, elle établit douze communautés liées à une œuvre. Supérieure générale de la congrégation, elle ne fait pas l’économie des épreuves. Elle meurt le 28 avril 1759 à Saint-Laurent-sur-Sèvre. La congrégation compte alors 174 religieuses en 37 communautés.
Sœur Marie-Louise de Jésus a été béatifiée par le pape Jean-Paul Il en 1993.
Nous faisons mémoire de la bienheureuse Marie-Louise de Jésus le 7 mai, jour de son baptême. Aujourd’hui, la congrégation compte 1500 Filles de la Sagesse réparties dans une vingtaine de pays.
Testament (25 avril 1759)
« Au nom de notre Seigneur Jésus Christ, étant sur le point de rendre compte à mon Créateur de la manière dont je me suis conduite à l’égard des Filles de la Sagesse dont j’ai eu le bonheur de porter la première l’habit, et voyant clairement se vérifier tout ce que
M. de Montfort m’avait dit que je serais un jour à la tête d’une nombreuse communauté et qu’on verrait dans la suite des temps une pépinière de Filles de la Sagesse, je me crois obligée de leur recommander à toutes présentes et à venir de ne s’écarter jamais de l’esprit primitif de notre saint fondateur qui est un esprit d’humilité, de pauvreté, de détachement, de charité, d’union les unes avec les autres. »
À Saint-Laurent, sœur Marie-Louise de Jésus

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