Pérégrination des reliques de sainte Elisabeth de la Trinité dans le diocèse

Les reliques de sainte Élisabeth-de-la-Trinité seront exposées à la vénération des fidèles du diocèse du vendredi 4 octobre au mercredi 9 octobre dans le cadre d’une pérégrination organisée cet automne dans l’ouest de la France. 

Carmélite, Elisabeth (1880-1906) est une grande figure spirituelle du tout début du XX°. Elle fut béatifiée par le Pape Jean-Paul II le 25 novembre 1984 et canonisée par le Pape François le 16 octobre 2016. 

 

 

> Vendredi 4 et samedi 5 octobre  2024

Au Carmel de l’Incarnation à Migné-Auxances

> Samedi 5 octobre 2024

Cathédrale de Poitiers

> Mardi 8 et mercredi 9 octobre 

Église Saint-Hilaire à Niort

Homélie de Jean-Paul II, à l’occasion de la béatification (extrait) 

 

« Presque contemporaine de Thérèse de l’Enfant-Jésus, Elisabeth de la Trinité fait une expérience profonde de la présence de Dieu, qu’elle mûrit de manière impressionnante en quelques années de vie au Carmel. Nous saluons en elle un être comblé de dons naturels ; elle était intelligente et sensible, pianiste accomplie, appréciée de ses amis, délicate dans l’affection des siens. Voici qu’elle s’épanouit dans le silence de la contemplation, rayonne du bonheur d’un total oubli de soi ; sans réserve, elle accueille le don de Dieu, la grâce du baptême et de la réconciliation ; elle reçoit admirablement la présence eucharistique du Christ. A un degré exceptionnel, elle prend conscience de la communion offerte à toute créature par le Seigneur.

Nous osons aujourd’hui présenter au monde cette religieuse cloîtrée qui mena une « vie cachée en Dieu avec Jésus-Christ » car elle est un témoin éclatant de la joie d’être enraciné et fondé dans l’amour. Elle célèbre la splendeur de Dieu, parce qu’elle se sait habitée au plus intime d’elle-même par la présence du Père, du Fils et de l’Esprit en qui elle reconnaît la réalité de l’amour infiniment vivant.

Elisabeth a connu elle aussi la souffrance physique et morale. Unie au Christ crucifié, elle s’est totalement offerte, achevant dans sa chair la passion du Seigneur, toujours assurée d’être aimée et de pouvoir aimer. Elle fait dans la paix le don de sa vie blessée.

A notre humanité désorientée qui ne sait plus trouver Dieu ou qui le défigure, qui cherche sur quelle parole fonder son espérance, Elisabeth donne le témoignage d’une ouverture parfaite à la Parole de Dieu qu’elle a assimilée au point d’en nourrir véritablement sa réflexion et sa prière, au point d’y trouver toutes ses raisons de vivre et de se consacrer à la louange de sa gloire. »