Séjour du Père Evrard à St-Jacques-en-Gâtine

Le Père Evrard ZINSOU vient de passer le mois d’août dans la paroisse Saint-Jacques-en-Gâtine où il a effectué des célébrations, permettant aux prêtres des différentes fraternités de prendre un peu de vacances. Avant son départ pour le Bénin, son pays, il a bien voulu nous parler de ce qu’il a vécu parmi nous.

   « Pour moi, ce séjour en Gâtine s’est révélé être une véritable immersion dans une paroisse en milieu rural. Je tiens à remercier Odile qui m’a mis en contact avec le Père Gérard Mouchard. Il m’a réservé un très bon accueil. Et j’ai admiré son amour pour l’Église ».

   « Saint-Jacques-en-Gâtine est une paroisse qui vit l’Évangile au quotidien et qui a su s’approprier les consignes de Vatican II, notamment en ce qui concerne la hiérarchie. Elle laisse une large place aux laïcs et les prêtres y sont des guides. J’y ai trouvé une Église fraternelle où tout le monde se connaît. A Parthenay, mais aussi dans les autres fraternités où j’ai été appelé à célébrer, j’ai senti un cœur chaleureux, plein d’humanité ; j’ai senti une envie de me connaître. En un mot, je me suis senti accueilli. J’ai reçu de nombreuses invitations ce qui m’a permis de découvrir différents lieux de messe, mais aussi de découvrir un peu la Gâtine, pays reposant, à la différence de Saint-Brieuc. J’ai trouvé que, durant ce mois d’août, il a fait très chaud, plus chaud que chez moi au Bénin. (Rire) ».

   « J’ai découvert, dans la paroisse, que les sépultures sont très largement préparées et célébrées par les laïcs. Et cela, je ne connaissais pas ! A Saint-Brieuc, où j’ai passé 1 mois en 2016 et 1 mois en 2017, ce sont les prêtres qui assurent les sépultures, à de très rares exceptions. Au Bénin, le prêtre rend visite à la famille éplorée, participant ainsi à ses souffrances. Cela fait partie de notre humanité. En France, les familles délèguent les funérailles aux funérariums qui ont la charge de l’organisation des obsèques ».

« Deux autres points m’ont également frappé :

– d’une part un manque de temps festifs. L’Église doit être joyeuse (Cf . Evangelii gaudium – Pape François). Ici, à mon goût, je la trouve un peu triste, trop prise dans un canevas. Par exemple, je souhaiterais davantage d’échanges entre le prêtre et les membres de l’assemblée lors des homélies qui sont trop écrites.

– D’autre part un manque de jeunesse dans les églises, ce qui pose un problème de la relève pastorale. Il faut inventer de nouvelles pastorales pour faire venir les jeunes. Par le biais de jeux, de films même s’ils ne concernent pas directement l’Église, l’organisation de loisirs, de randos, de débats … »

« Merci à tous pour cette découverte estivale et prions les uns pour les autres ».

Photos et propos recueillis par Michel Bonnessée

Séjour du Père Evrard à St-Jacques-en-Gâtine