Fête paroissiale de rentrée le 23 septembre 2018

Reportage complet de la journée: cliquer ici

Ce qu’en dit la radio locale

Radio Gâtine

texte à venir

Marche en silence

marche en silence

Une Église aux visages multiples

eglise mille visages

Une Eglise en marche

Première étape: chacun se présente.
Seconde étape: nous cheminons dans le silence après le passage du gué.
Troisième étape: la table ouverte.
Quatrième étape: temps de demande de pardon.
Cinquième étape: nous retrouvons les personnes à mobilité réduite.

En ce début d”année où tout commence,
Je veux compter sur toi mon Dieu.
Merci de me donner du courage pour tout mener de front,
de la patience pour mes enfants,
et de l’amour pour ceux qui croisent ma route.

Cette année qui commence, je te la confie, mon Dieu.
Fais la heureuse pour ceux que j’aime, riche d’expériences,
claire comme les beaux jours d’été.
Lumineuse comme les gerbes de blé, bonne pour tous.

Cette année qui commence, je te la confie, mon Dieu.
Fais que je la vive avec conscience, donnant aux petites tâches de le vie
quotidienne mon soin et mon souci,
donnant à ceux que tu m’as confiés mon travail et ma patience.

Cette année qui commence, je te la confie, mon Dieu.
Fais que je la vive avec confiance, attentive, réfléchie,
semblable à ceux qui s’arrêtent pour penser, qui regardent pour voir,
qui écoutent pour entendre, et qui se penchent pour aider.

Fais que je préfère toujours une chose bien faite
dans un jour tranquille, à beaucoup de choses imparfaites
dans un jour trépident, sans halte et sans repos.

Cette année qui commence, je te la confie, mon Dieu.
Enseigne-moi au travers de ces jours l’art de bien aimer,
la vertu ¢î°être juste, patient dans la souffrance, généreux dans la joie.
Que mes paroles viennent du cœur, et touchent ceux qui,
comme moi, marchent avec toi.

Jésus continue de monter vers Jérusalem. Sa réputation le
précède et lui ouvre la marche. Dans chaque village traversé, comme
d`habitude, les gens l’iinvitent. Quel honneur de le recevoir à table!

Aujourd’hui, c’est au tour d’un riche notable. Dans la résidence,
un parterre de convives triés sur le volet attend Jésus autour d”un buffet
somptueux. Les invités se sont mis sur leur trente et un, chacun arbore
une tenue élégante, raffinée. La classe ! Avec ses sandales usées et son
look de randonneur, Jésus va et vient sans complexe dans la salle de
réception, libre ici comme ailleurs, partout chez lui ; rien ne l’impressionne, tout le passionne.

Cependant, il lui manque… Qu’est~ce qui lui manque ? Son hôte,
comblé, lui, s’exclame, rempli d’aise : « Maître, quel beau monde pour
te faire honneur ›› « Écoute, dit Jésus, en allant droit au but, c’est vrai-
ment généreux de ta part d*ouvrir ta maison comme tu le fais. Simple-
ment, je ne vois ici que ta famille, tes proches, tes amis. Ces gens de
ton milieu te ressemblent tous, ils te rendront demain ce que tu leur
offres aujourd’hui. Où sont les autres ? ››
– Quels autres, Maître ?
– Mes amis à moi, ceux qui attendent sur le bord des chemins ;
ils sont trop pauvres pour ta demeure mais pas trop affamés pour ton
festin. C’est vrai qu’ils ne pourront rien te rendre en retour, mais ce
serait un bonheur pas possible d’ouvrir ta maison à tout vent, je
t”assure. Mon Père qui voit dans le secret, te le revaudrait au jour de la
résurrection.

Au mot de résurrection, mû par un pieux réflexe, un convive se
lève et entonne : «Heureux ceux que Dieu invitera au banquet du
Royaume l ››
– Et si ce banquet commençait dès aujourd’hui?, reprend Jésus,
qui seraient les invités ? Écoutez donc cette histoire : un jour, un
homme a eu aussi l’idée de donner une réception pour ses amis. Il les
convie à un festin. Mais les uns après les autres, avec une mine confite,
tous se défilent. « Croyez bien que je suis navré, j’aurais bien voulu, ça
nous aurait fait tellement plaisir, ma femme et moi, mais vous savez
ce que c”est, le train-train, les soucis, les enfants, la belle-mère qui
débarque, la traite des vaches, le bateau qui n”arrive pas, le commerce.
Faire la fête, on n`a pas le temps, le temps c’est de l’argent, bla bla… ››
L’excuse est polie, mais la dérobade générale.

– Résultat, dit Jésus, la salle du festin reste désespérément vide.
Tant de mal pour rien ! Devant ce gâchis monstrueux, le maître de
maison se met en colère. Les gens sont indignes de son amitié. Mais
il ne renonce pas. « Allez dehors, dit-il à ses serviteurs, invitez ceux que
vous trouverez, les pauvres, les boiteux, les tordus, ceux qui ne sont
pas des nôtres, peu importe, que la fête commence ! ›› Évidemment,
les clochards du quartier ne se le font pas répéter ; en quelques
minutes, la salle est pleine. Enfin presque, il reste de la place. «Allez
plus loin, encore ailleurs, dit le maître ravi de l’ambiance, ramenez tous
ceux que vous croiserez, les non-blasés, les non-comblés, les non-
conformes de tout poil, ceux qu’un brin de fête allèche encore. Qu°ils
goûtent mon vin, qu’ils se régalent de mes plats et qu’ils partagent ma
joie. Ils sont mes hôtes l ››

*- Voyez-vous, dit Jésus, mon Père qui est aux cieux ouvre sa
porte comme ça à tout le monde, en commençant par les derniers.
Vous comprenez ? Les derniers seront les premiers. Vous
comprenez ?

La visite de Dieu

Adalbert, le vieil ermite du village était un homme très pieux. Tous les jours, à son réveil matinal, il faisait sa prière et allait assister à la première messe du matin. Avec ferveur il priait : « Seigneur, je viens te rendre visite chez toi, sans que j’aie manqué un seul jour. Matin et soir, je fais mes prières. Ne peux-tu pas venir chez-moi? »

Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin : « Demain je viendrai! »

Quelle joie pour Adalbert! Il se met à laver à grande eau toute la maison. Il accroche des ballons multicolores à la porte et dépose des fleurs aux fenêtres. Sur les tables se trouvent des plateaux de fruits et des petits gâteaux sucrés. Tout est prêt pour recevoir Dieu. Adalbert se tient debout pour l’accueillir.

Assez tôt, un petit garçon passe par là et aperçoit par la fenêtre ouverte les plateaux sur la table. Il s’approche: « Grand-père, tu as beaucoup de beaux fruits; ne peux-tu m’en donner un? » Furieux de l’audace du gamin, Adalbert réplique : « Veux-tu filer, moucheron! Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu? » Et le petit garçon, effrayé, s’enfuit.

Peu de temps après, un mendiant arrive et lui demande l’aumône. Adalbert le chasse vertement. Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant. Et le temps passe … Dieu n’est toujours pas au rendez-vous. La cloche de l’angelus a sonné. Adalbert pense : « Dieu viendra bientôt, attendons-le ».

Le soir vient. Adalbert tout triste attend encore la visite promise. Un pèlerin se présente au coucher du soleil : « Permets-moi de me reposer sur le banc et d’y dormir cette nuit ». « Jamais de la vie! C’est le siège réservé à Dieu! »

La nuit est tombée. Dieu n’a pas tenu sa promesse, pense Adalbert. Quel chagrin!

Le lendemain, à sa prière du matin, le dévot fond en larmes : « Seigneur, tu n’es pas venu chez moi comme tu me l’avais promis! Pourquoi? »

Une voix lui dit alors : « Je suis venu trois fois, et trois fois tu m’as chassé … »

(Inspiré d’un conte indien ).