Rencontre islamo-chrétienne

Texte et photo par Pierre Arnault

Rencontre islamo-chrétienne à  Poitiers pour partager un peu plus.

«Ensemble, marchons» est le thème de la Semaine de rencontres islamo-chrétiennes 2018 (Seric). A Poitiers, musulmans et chrétiens se sont retrouvés le dimanche 18 novembre, d’abord à la mosquée, ensuite à l’église Saint Jean de Montierneuf, deux temps de visite et de prière.

L'imam Boubaker El Hadj Amor et le P. Pascal Wintzer.
Moment convivial à la mosquée.

A la mosquée, l’iman Boubaker El Hadj Amor, en accueillant les participants, a souligné : «au-delà de nos croyances, on se retrouve pour se connaître un peu plus, pour partager un peu plus». Il a ensuite exposé le rôle de l’appel par le minaret, qui n’est pas interdit en France mais qui n’est pas pratiqué par courtoisie, et le déroulé des cinq prières quotidiennes des musulmans. Celles-ci peuvent intervenir là où sont les pratiquants, mais tous sont invités à prier au moins une fois par jour à la mosquée, la prière collective étant considérée comme «27 fois plus grande» que la prière individuelle. Il est conseillé de prier également en dehors de ces moments.

De son côté, le P. Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, a souligné que les chrétiens sont «les pierres vivantes» de l’Eglise. Ils ont élevé des églises comme celle de à Saint Jean de Montierneuf, à la gloire de Dieu. Les chrétiens sont invités également à prier en tout temps, a relevé le P. Wintzer, afin, comme Saint Paul le recommande, «de vivre tout le temps en présence de Dieu». L’équipe d’animation pastorale de Saint Jean de Montierneuf, qui avait préparé la rencontre, a lu un texte de Saint Grégoire de Naziance, «Tout ce qui demeure, demeure en toi seul (…), le mouvement de l’univers déferle en toi. De tous les êtres tu es la fin tu es unique (…)». Texte accompagné du  refrain de Taizé : «Ô toi, au-delà de tout, quel esprit peut te saisir ? (…)».

Arrivée à Saint Jean de Montierneuf.

A la mosquée comme à l’église, quelques boissons et pâtisseries ont été partagées. Une occasion de bavarder, de religion mais aussi du quotidien, de la vie de quartier, des évolutions de société, des influences qui s’exercent sur les enfants et les jeunes, préoccupations partagées quelle que soit la croyance et qui contribuent à une compréhension réciproque.