Un retour d’Alsace

Par François Lardeau, diacre

Les Trois Epis, Marienthal, Marmoutier, la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, le Mont Saint Odile, tels sont les hauts lieux que nous allons découvrir, sans oublier de mentionner aussi Obernai, Riquewihr, Colmar, Kaysersberg, lieux très connus et appréciés par les touristes et dont l’Alsace s’enorgueillit à juste titre. Savez-vous que Riquewihr qui ne compte pas 2000 habitants, reçoit chaque année 2 millions de visiteurs ?

Aux frontières avec l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique, l’Alsace a toujours été un axe majeur d’échanges et d’idées, de marchandises et d’hommes en Europe, parfois au cœur des plus terribles conflits, comme l’attestent les vestiges de 200 forteresses!

L’Alsace ne fut pas seulement allemande de 1871 à 1919, déjà au IXème siècle, elle fut donnée au roi de Germanie, et au XIIème et XIIIème siècles, elle sortit de l’obscurité pour connaître l’âge d’or des villes. En effet Haguenau, Wissembourg, Colmar,  Mulhouse, Sélestat sont des villes impériales. Elles sont alors dotées de privilèges particuliers de la part des empereurs d’Allemagne. Strasbourg a le statut envié de ville libre. Très ouverte à la circulation des idées, l’Alsace accueille avec un certain enthousiasme le Protestantisme au XVIème siècle. Cela a entrainé des luttes fratricides jusqu’à la paix d’Augsbourg en 1555 qui fixa la carte religieuse de l’Alsace, partagée entre catholiques et protestants. Il y a une double culture en Alsace, française et germanique, ainsi qu’une culture propre, comme l’atteste l’alémanique, le plus répandu des dialectes alsaciens.

L’Alsace est au cœur de l’Europe et de la construction européenne. C’est à Strasbourg en effet que siègent le parlement européen, mais aussi le conseil de l’Europe et la cour européenne des droits de l’homme.

Bonne découverte de l’Alsace, dans un esprit de pèlerinage, en étant donnés les uns aux autres comme frères et sœurs, dans cette semaine qui se termina par la fête de la Nativité de Marie.