Saints et Saintes en Poitou

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Le Poitou est-il terre de sainteté ? Pour répondre à ce questionnement, le livre examine plusieurs facettes. Il présente les saintes et les saints dont l’action s’est épanouie dans le Poitou, depuis l’Antiquité tardive jusqu’à nos jours en passant par le Haut Moyen Âge. Il enquête, d’autre part, sur les figures de sainteté qui ont été particulièrement vénérées dans la région, dévotion dont les traces sont des œuvres d’art, des sculptures, des fresques, des vitraux et des tableaux. Puis il rappelle les missionnaires originaires du Poitou qui sont partis évangéliser les peuples qui ne connaissaient pas le Christ.
Enfin, il présente les figures de sainteté que les communautés catholiques d’aujourd’hui ont choisies pour les 28 paroisses. Ce livre mêle, dans une approche originale, des éléments
d’histoire, d’histoire de l’art et de vie pastorale. Le tout est agrémenté de textes de méditation et de photographies d’art.

A télécharger : BON DE SOUSCRIPTION SAINTS ET SAINTES EN POITOU
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10 rue de la Trinité 86000 POITIERS »
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16 € lors de la souscription – Vente en librairie : 20 € TTC
Format 21 X 26 cm
144 pages + couverture.

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A S S O C I A T I O N  G I L B E R T  D E  L A  P O R R É E
1 0,  R U E  D E  L A  T R I N I T É
8 6 0 0 0  P O I T I E R S

PAROISSE Saint-Théophane-Vénard-en-Thouarsais

Né le 21 novembre 1829, le petit Jean-Théophane Vénard est baptisé le même jour dans l’église de Saint-Loup-sur-Thouet. Il a une sœur aînée et deux petits frères. Leur père est instituteur. La maison familiale est située presqu’en face de l’église. A l’âge de neuf ans, Jean-Théophane garde la chèvre de son père sur le coteau de Bel-Air, il lit le récit du récent martyre de Jean-Charles Cornay dans les Annales de la propagation de la foi, article écrit par le chanoine Charles de Larnay, premier artisan de la Propagation de la foi dans le diocèse de Poitiers, œuvre fondée à Lyon par Pauline Jaricot. C’est alors qu’il prononce cette phrase rapportée par une voisine qui l’a entendue : « Et moi aussi je veux aller au Tonkin, et moi aussi je veux être martyr ! ».
Jean-Théophane fréquente le collège de Doué-la-Fontaine puis le petit séminaire de Montmorillon avant de rejoindre le grand séminaire de Poitiers. L’appel de la mission lointaine se fait entendre. Jean-Théophane rejoint le séminaire des Missions étrangères de Paris. Envoyé pour la Chine, Jean-Théophane arrive à HongKong en mars 1853. Au bout d’un an et demi, changement de destination : il est envoyé au Tonkin ! La prémonition du coteau de Bel Air – seize ans plus tôt – se réalise. Il sait que la persécution sévit dans le pays. Il assimile rapidement la langue vietnamienne, il traduit plusieurs écrits du Nouveau Testament.
Cependant, Théophane doit se faire discret, toujours prêt à fuir, passant de longues heures caché entre des doubles cloisons. Son évêque aimerait pouvoir lui confier le séminaire. Mais le 30 novembre 1860, il est découvert. Conduit à la citadelle de Hanoï, il est prisonnier dans une cage de bambou. Le 2 février 1861, le préfet annonce la sentence : la mort par décapitation. Le même jour, il va à la mort en chantant le Magnificat. Cinq coups de sabre sont nécessaires. Théophane a 31 ans. Les restes de Théophane sont aujourd’hui au séminaire des Missions étrangères de Paris. « L’angélique martyr » (comme l’appelle la toute jeune carmélite Thérèse de l’enfant Jésus) a été canonisé en 1988 par le pape Jean-Paul II avec ses compagnons martyrs du Vietnam. Nous faisons mémoire de saint Théophane Vénard et des 116 martyrs du Vietnam le 13 février.

 

Dernière lettre à son père (20 janvier 1861)

 » Puisque ma sentence se fait encore attendre, je veux vous adresser un nouvel adieu qui sera probablement le dernier. Les jours de ma prison s’écoulent paisiblement ; tous ceux qui m’entourent m’honorent, un bon nombre me portent affection. Depuis le grand-mandarin jusqu’au dernier des soldats, tous regrettent que la loi du royaume me condamne à la mort. Je n’ai point eu à endurer de tortures comme beaucoup de mes frères. Un léger coup de sabre séparera ma tête, comme une fleur printanière que le maître du jardin cueille pour son plaisir. Nous sommes tous des fleurs plantées sur cette terre et que Dieu cueille en son temps, un peu plus tôt, un peu plus tard. Autre est la rose empourprée, autre le lis virginal, autre l’humble violette. Tâchons tous de plaire, selon le parfum ou l’éclat qui nous sont donnés, au souverain Seigneur et Maître. – Je vous souhaite, cher père, une longue, paisible et vertueuse vieillesse. Portez doucement la croix de cette vie à la suite de Jésus, jusqu’au calvaire d’un heureux trépas. Père et fils se retrouveront en paradis. Moi, petit éphémère, je m’en vais le premier. Adieu !

Votre très-dévoué et respectueux fils,
Jean-Théophane Vénard,
Missionnaire apostolique »

PAROISSE Sainte-Agnès

Sainte Agnès de Poitiers est la première abbesse de l’abbaye Sainte Croix, monastère fondé à Poitiers par sainte Radegonde vers 552 et transféré depuis 1965 à La Cossonnière (commune de Saint-Benoît). C’est l’un des premiers monastères féminins d’Occident. Nous connaissons peu de choses sur les origines d’Agnès si ce n’est à travers la vie de sainte Radegonde dont elle aurait été très proche depuis son plus jeune âge et qu’elle aurait accompagnée tout au long de sa vie. Radegonde ne veut pas diriger la communauté, c’est Agnès qui est désignée comme abbesse.
Agnès reçoit la bénédiction abbatiale des mains de saint Germain, évêque de Paris vers 570. Plus tard, Radegonde et Agnès se rendent en Arles (Bouches-du-Rhône) pour découvrir la règle que saint Césaire, évêque de cette ville, a donné à sainte Césarie, sa sœur, et à ses compagnes. En 569, le monastère Sainte-Marie devient l’abbaye Sainte-Croix après avoir obtenu de l’empereur de Constantinople une relique du bois de la Croix du Seigneur. Agnès serait décédée le 13 mai 588, neuf mois après Radegonde. Son tombeau se trouve dans l’une des absidioles de la crypte de l’église Sainte-Radegonde, tout près de celui de la reine devenue moniale. Le 12 août 1854, après des travaux de restauration opérés dans la crypte et après avoir été reconnus avec soin, les restes de sainte Agnès ont été remis en place dans un sarcophage lui-même engagé dans la maçonnerie de l’autel de cette absidiole.
A l’abbaye Sainte-Croix, Agnès est fêtée le 13 mai, au jour de son entrée dans la plénitude de la vie. Dans le diocèse de Poitiers, nous faisons mémoire de sainte Agnès le 1er décembre avec les saintes moniales et vierges consacrées du diocèse, en particulier, sainte Disciole qui fut avec elle l’une des premières moniales de l’Abbaye Sainte-Croix. La vie fraternelle et la louange divine sont ininterrompues au sein de cette communauté depuis bientôt quinze siècles. La communauté des moniales vit aujourd’hui selon la règle de Saint Benoît.

Poème adressé à sainte Agnès

« Mais, sainte mère, très tendrement elle insiste auprès de toi,
Elle te chérit devant toutes les autres pour t’associer au noble chœur ;
C’est dire assez que toi, qui cependant es connue comme sa fille,
Elle souhaite de tous ses vœux t’avoir pour mère,
Toi qu’elle a élevée sur ses genoux comme son élève chérie,
Voici qu’elle te confie la direction, en t’établissant à sa place,
Et celle qui t’a toujours dirigée, en usant modérément de l’autorité,
Préfère passer, sans attendre, sous ton empire ;
Il lui est avantageux à elle-même que tu sois placée avant elle ».

Venance Fortunat, Poème de virginitate