Dècès de Mgr Jacques Mondon.

Christian Genre, pôle communication.

Les obsèques du père Jacques Mondon, ont été célébrées le samedi 11 août 2018 en la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul à Poitiers. Mgr Wintzer ouvre la cérémonies par ces quelques mots :

« Du Père Mondon on peut garder l’image des charges de vicaire général et d’économe diocésain qu’il a occupées pendant tant d’années auprès de Mgr Rozier puis de Mgr Rouet.
Il s’y est donné corps et âme ; ne ménageant ni sa fatigue ni son corps, qu’il a sans doute usé par un rythme de vie, on peut dire à la mesure de sa conduite sur les routes du diocèse.
Il y trouvait certes un sens à sa vie, mais c’était surtout l’expression de son sens du service : tout donner de lui, jusqu’au bout.
Je n’ai jamais vu les agendas qui étaient les siens alors, mais on m’a dit qu’il n’y restait aucun espace disponible, tout était noirci de rendez-vous et de rencontres diverses, noirci… plutôt coloré de visages et de vies.
Un archevêque sait combien est importante la mission d’un vicaire général ; et je remercie ceux qui ont succédé au Père Mondon, le Père Mouchard et aujourd’hui le Père Russeil.
Le Père Mondon était cet homme, économe et vicaire général, mais il était aussi un homme très attaché à sa famille, un prêtre animé de fortes convictions et d’engagements évangéliques : c’est la catéchèse, son engagement à la Mission de France, ce sont aussi ses prédications.
Combien m’ont dit avoir été nourris en profondeur, et dans la vérité de leur existence et du monde par sa parole, nourrie d’Evangile et d’un sens juste et réel de la vie.
Le Père Mondon était un battant, un volontaire, je dirais presque un guerrier.
On a pu aussi constater cela face à la maladie, face aux handicaps que cette maladie a engendrés chez lui.
Il a combattu, il a résisté, les choses ne devaient pas l’emporter sur sa volonté.
« Jusqu’au bout » là aussi, jusqu’au bout de ce que chaque être humain peut vivre.
Au nom du diocèse, au nom de tant et tant, en mon nom, avec vous tous, je lui dis merci, je rends grâce à Dieu pour celui qui a été jusqu’au bout son serviteur et le serviteur des hommes. »

Mgr Pascal Wintzer, Archevêque de Poitiers
Cathédrale Saint Pierre – Samedi 11 août 2018

 

En 1980, le père Jacques Mondon a écrit son testament spirituel (PDF).

Lire et télécharger l’homélie du père Jacques Lefebvre (PDF)

Jacques MONDON nous quitte.

Jacques, par quel hasard avons-nous fait connaissance à l’occasion d’un service militaire en Allemagne ? En tout cas, ta vraie patrie a été, et est restée Mauzé sur le Mignon : naissance en 33, ordination presbytérale sur place en 61, et beaucoup d’entre nous se rappellent le choc de la mort presque simultanée de tes deux parents, tu l’évoquais encore dans tes dernières conversations au CHU.

Après des études à Rome, te voilà nommé en 1962 professeur à Montmorillon : la physique, certes, mais tu développais un esprit très « matheux » qui te servira bien : équations, statistiques, etc…En 1964 tu es nommé à l’équipe de l’Enseignement religieux, et presque aussitôt tu dois en prendre la responsabilité, vu le grave accident de François Favreau. Tu gères le transfert de la rue Berton à la Maison diocésaine où le service de catéchèse comme on dit alors subit deux incendies. Il fallait faire face !

En 1975, tu es choisi comme vicaire épiscopal, spécialement pour les services et institutions ; ça touche bien sûr aux finances, et on t’ajoute bien vite la charge de « l’orientation pastorale du service du temporel » qui émerge alors de l’artisanat et qui va se structurer : des ordinateurs dans les bureaux de l’évêché !

En 1984 tu deviens économe diocésain, et un an après, vicaire général. Autant dire qu’avec ces charges cumulées et la connaissance acquise du diocèse tu deviens vraiment le bras droit des évêques successifs et un pivot central de la pastorale diocésaine, notamment pour les nominations, de prêtres, et de ministres reconnus, qui naissent alors. On ne compte pas tes visites aux uns et aux autres avant les décisions importantes – et tu aimais te déplacer à grande vitesse sur nos routes.

On doit à ta volonté tenace la fondation de Radio Accords avant RCF, et à tes prospectives chiffrées l’agrandissement d’une aile de la Maison diocésaine pour en faire la maison de retraite Joseph Rozier pour les prêtres, jusqu’à son déménagement aux Feuillants. Bien d’autres chantiers, matériels ou pastoraux , te doivent reconnaissance, si bien que Mgr Rouet ne voulut pas clore tes dix-huit ans de mission diocésaine sans t’honorer du titre de Chapelain de sa Sainteté, que tu pris avec humour .

Viennent alors des années plus douloureuses : retour à la pastorale ordinaire : six ans à Saint-Paul, Mignaloux, et surtout Montierneuf. La vie paroissiale, tu t’y es donné avec la même ardeur, malgré une santé qui te lâchait : halètements, bouteille d’oxygène à la main, mais tenant au maximum de tes forces. Ces derniers paroissiens seront des plus fidèles à te visiter à l’EHPAD ou au CHU.

Voilà, Jacques, tu as tout donné, jusqu’au bout. Merci.

Que le Seigneur t’accueille, dans toute sa tendresse.

 

Avis d’obsèques par le Père Jacques Lefebvre.

 

Voir l’avis de décès du Père Mondon