Trois paroisses sous le signe de la rencontre

Christian Genre, Pôle communication

Sous le signe de la rencontre : trois paroisses sur les pas de leurs saints patrons, trois paroisses en chemin synodal.

Pour rencontrer un frère, une sœur en humanité, il faut accepter de se déplacer pour aller au devant, il faut aussi accepter d’être déplacé par l’autre. Un autre qui nous conduit parfois au tout Autre.

Saint André-Hubert Fournet l’a découvert un jour en haut de l’escalier de son presbytère de Saint Pierre de Maillé. Sollicité par un pauvre venu lui demander l’aumône,  il prit conscience de la vacuité de sa vie de prêtre mondain. Comme l’a souligné dans son homélie le Père Jean-Paul Russeil, vicaire général, en partant de l’Evangile de ce 26ème dimanche du temps ordinaire, André-Hubert a vécu la parabole des deux fils appelés à travailler la vigne par leur père. Ayant vu la figure du Christ dans ce pauvre venu l’importuner, cette rencontre a fait de lui un pasteur infatigable et prenant tous les risques.  Autre rencontre, avec la jeune noble Jeanne-Elisabeth venue de nuit assister à la messe clandestine aux Petits Marsillys, une rencontre qui les a conduits à fonder une nouvelle congrégation au service des pauvres, les Filles de la Croix.

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L’escalier de la rencontre                                                Le pauvre et André-Hubert

Les trois paroisses Saint André-Hubert, Sainte Jeanne Elisabeth et Saint Pierre II ont décidé de vivre ensemble la rencontre, telle que souhaitée dans le premier temps de notre synode diocésain 2017-2018 « Avec les générations nouvelles, Vivre l’Evangile » en suivant les pas de nos saints patrons.

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Remarquablement organisée par une équipe réunissant une douzaine de personnes issues des trois paroisses et de la congrégation, la journée a commencé par la rencontre autour d’une boisson chaude (bienvenue car le temps était un peu humide) puis la nombreuse assemblée s’est rendue au pied de l’escalier où a eu lieu la conversion d’André-Hubert. En pénétrant dans l’église pour l’Eucharistie, chacun à travers le rite de l’aspersion a pu plus profondément intégrer la démarche de Jeanne-Elisabeth venue demander à André-Hubert de l’aide pour vivre pleinement la grâce de son baptême.

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Animée par les jeunes des diverses aumôneries et soutenue par une chorale de grande qualité (et très jeune aussi) la messe, présidée par le Père Russeil et concélébrée par les prêtres des trois paroisses dans une église bien remplie fut à la fois simple, joyeuse, chaleureuse: la joie de la rencontre avec nos frères et soeurs en Christ, le bonheur de la rencontre avec notre Dieu, Père, Fils et Saint Esprit comme nous l’avons proclamé avec les mots du symbole de Nicée-Constantinople.

La salle des fêtes qui nous accueillait pour une nouvelle rencontre, les agapes fraternelles où nous partagions les paniers apportés par chacun, était presque trop petite.

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Il fallait en effet se donner des forces pour continuer notre pèlerinage car nous étaient proposées différentes possibilités pour poursuivre notre marche sur les pas de saint André-Hubert et sainte Jeanne-Elisabeth: la chapelle Sainte-Phèle, lieu d’écriture de la première constitution de la congrégation, la grotte de la cancéreuse où Jeanne Elisabeth rencontra la première malade qui sera accueillie à Molante, les Petits Marsillys où Jeanne-Elisabeth rencontra André-Hubert et Molante, la première maison des soeurs. Dans chaque lieu, une animation était proposée et à chaque pèlerin étaient remis six questions tirées des « sets » de table, désormais bien connus dans notre diocèse afin de susciter la rencontre, la discussion sur le chemin. A Molante était proposée la possibilité d’un temps d’adoration, dans la ligne de ce qu’avaient envisagé initialement les cinq premières soeurs, à savoir placer l’adoration perpétuelle au coeur de leur vie, chacune à tour de rôle s’y dévouant. Lors de la reconnaissance de leur constitution,il leur fut demandé de placer le service du pauvre au centre de leur vocation, le pauvre dans lequel s’incarne le Christ, le pauvre présence combien réelle du Christ mort et ressuscité.

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Quelques années plus tard, les premières soeurs ont quitté saint Pierre de Maillé pour rejoindre un prieuré disponible à La Puye. Un prieuré fondé par les Fontevristes, ordre fondé par Robert d’Arbrissel qui fut le protégé et l’ami de Pierre II évêque de Poitiers.

Trois figures de sainteté, trois figures pour nous aider à vivre notre foi de chrétien dans le monde d’aujourd’hui, un monde différent, un monde difficile, mais c’était le cas à l’époque des ces trois saints patrons. Leurs vies, leurs témoignages nous montrent, comme l’a souligné le Père Russeil, que l’on ne peut être chrétien dans l’aujourd’hui de nos vies sans faire mémoire de celles et ceux qui sont nos aînés dans la foi.

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C’est dans ce lieu fondateur et profondément émouvant que s’est déroulée la célébration d’envoi, un envoi pour la rencontre dans chacune de nos paroisses et pourquoi pas au-delà !

Mais avant de nous disperser, ce fut le temps de dire merci à celles et ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette journée : l’équipe interparoissiale qui a piloté l’ensemble, la communauté locale de Saint Pierre de Maillé sans oublier l’aide précieuse de la municipalité.

 

 

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