Une nuit sur le campus … à la Scoute !

Par Marie-Julie Meyssan. CP : Patrick Balas – LaToilescoute

Camper sur le campus ? L’idée un brin saugrenue a séduit 52 étudiants.

Dans le cadre de YOLO, le mois d’accueil des étudiants à Poitiers, les mouvements du scoutisme français invitaient les jeunes à partager une expérience insolite pour nombre d’entre eux. Une soirée avec pour ingrédients les « musts » qui font la recette magique du mouvement : tambouille conviviale au feu de bois, jeu d’équipe en plein air, veillée crépitante de chants et de notes de guitare, dégustation de chamallows grillés, nuit sous la tente. A deux pas de la Maison des étudiants, le cadre, aux antipodes des espaces naturels dont les scouts sont davantage familiers, ajoutait un piment d’insolite à cette nuit atypique.

Aurélien, fraîchement débarqué à Poitiers où il ne connaît encore personne, explique : « Je suis venu avec mon duvet et l’envie de passer une soirée sympa, de rencontrer du monde. Je n’ai jamais côtoyé le mouvement scout et je découvre des gens ouverts, un état d’esprit bienveillant et une ambiance à la cool. » Plus loin, un trio d’étudiante du Kazakhstan échange dans un français balbutiant avec Célia, précédemment cheftaine à Bordeaux jusqu’à cette rentrée.

Cette « nuit au campus », co-organisée par les Eclaireurs et Eclaireuses de France (EEDF) Poitiers et le Collège du Scoutisme Français du Poitou, a assurément été un succès. Elle a offert aux étudiants une occasion unique de créer des liens, de nouer des amitiés, de découvrir le mouvement… voire même suscité l’envie de s’y impliquer. « Le mouvement scout et ses associations, sans être à proprement parler une association étudiante, l’est indirectement » considère Xavier-Dupont, l’une des chevilles ouvrières du projet. 150 steaks engloutis et d’innombrables rires plus tard, l’aventure d’une joyeuse nuit à la scoute s’achève avec l’appel des cours. En ce petit matin frisquet de septembre mais tellement chaleureux, le paysage universitaire vu de la tente acquiert une autre dimension.

Peut-être un je-ne-sais-quoi de plus humain.