Dîtes, le carême, c’est quoi ?

Le mot « carême » vient du latin quadragesima (le quarantième jour). Le carême, ce sont les 40 jours pour se préparer à la fête de Pâques. Ce nombre est courant dans la Bible : les 40 jours du déluge, les 40 années du peuple hébreu dans le désert avant d’atteindre la terre promise, les 40 jours de Jésus dans le désert pour affronter la Tentation. Il symbolise le temps d’une vie : c’est prendre le temps d’agir. Il débute le mercredi des Cendres et s’achève le dimanche des Rameaux. Quand on parle de 40 jours, on ne compte pas les dimanches, car le dimanche est jour de résurrection.

Les trois mots du carême à retenir :

  • Jeûner : le jeûne est une privation de nourriture ou de quelque chose qui est nécessaire ou agréable (TV, ordinateur, …) destinée à donner plus de temps aux autres et à Dieu dans sa vie.
  • Partager : le partage ou l’aumône c’est le don de ce que l’on possède (argent, temps) pour le bien des autres.
  • Prier : la prière est un dialogue avec Dieu. C’est prendre du temps pour lui parler avec confiance, lui dire merci, lui demander de l’aide et la force d’affronter des difficultés)
    Chacun de nous est particulièrement invité pendant ce temps de carême à jeûner, partager et prier. De petits initiatives toutes simples peuvent être choisies et vécues personnellement, en famille, en communauté et en Église. Que choisissez-vous ?

Source : CEF

Le Carême commence le Mercredi des Cendres, mercredi 14 février 2018, et s’achève le Jeudi Saint, avant la célébration de la Cène du Seigneur.
Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.
Un symbole de renaissance
Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage.
La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.
Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :
Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.
Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.
Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.

Pour aller plus loin :
Message du pape François pour le Carême